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En mars, les Corses vont renouveler les équipes municipales de leur commune, et par conséquent celles de leur intercommunalité. Je souhaite que cette campagne et ce scrutin se déroulent de façon apaisée, dans le cadre d’échanges fondés sur le respect mutuel et l’écoute.

Ce scrutin est vecteur d’enjeux extrêmement importants pour nos villages et pour la préservation de notre mode de vie. Si l’aménagement global de notre île est décidé au niveau de la Collectivité de Corse, à travers notamment le PADDUC et la Plan Déchets, ces politiques sont mises en œuvre à l’échelon communal et intercommunal, par exemple en matière d’urbanisme et de collecte des déchets.

Le scrutin municipal constitue donc un moment décisif des enjeux liés à la lutte contre la bétonisation, la spéculation immobilière, la résolution à long terme de la crise des déchets.

Fidèle à mes engagements politiques initiaux depuis 2014, je serai candidat à Zonza sur la liste d'opposition Pà cambià Zonza è Santa Lucia  menée par Nicolas Cucchi afin d’inscrire dans le territoire de ma commune les idéaux que j’ai portés à l’Assemblée de Corse et aujourd’hui à l’Assemblée nationale.


La réflexion avance sur les déchets, avec une conférence remarquable organisée le 11 janvier à Corte par l’association ZeruFrazu qui avait invité le Président de ZeroWaste Europe, Rossano Ercolini. Présent à cette conférence très enrichissante, j’ai pu mesurer la retard accumulé sus les précédentes mandatures de l’Assemblée de Corse ces 20 dernières années. Il faut néanmoins demeurer optimiste car des territoires comme la Sardaigne ont pu rapidement se convertir à des politiques publiques de pratique du tri, de nombreux modèles à l’œuvre dans les îles sont reproductibles chez nous.

Face à de tels enjeux, les oppositions de principe ou les blocages liés à la "pulitichella" doivent être dépassés car comme l’a justement noté M. Ercolini : «o vinciamo tutti o perdiamo tutti».

A ce sujet je n'ai pas manqué de faire état de mes réserves quant à la gestion et au monopole du privé, qui risque de nous faire glisser vers un scénario à la napolitaine.

Le Plan Marshall annoncé par la Collectivité de Corse pour sortir de la crise des déchets est une bonne chose, à condition qu'il y ait un véritable comité de pilotage qui dépasse les clivages politiques et implique les acteurs associatifs.

En ce mois de janvier, j’ai interpellé le Gouvernement dans l’hémicycle par deux questions liées aux évolutions de notre système de santé.

Le 9 janvier, dans le cadre de la semaine de contrôle de l’action du Gouvernement, j’ai interrogé la ministre Agnès Buzyn sur les complications administratives imposées aux médecins généralistes en raison de l'interdiction de prescrire certains médicaments. J’ai notamment évoqué le cas du midazolam dans le cadre de la fin de vie et de l’administration de soins palliatifs. Normalement prescrit et administré dans le cadre hospitalier, certains médecins généralistes, confrontés à la souffrance de patients en zone isolée n’ayant pas accès à une unité hospitalière, se trouvent en situation délicate lorsque son administration à des malades en fin de vie les conduit à faire l’objet d’une procédure pénale, avec suspension de l’exercice de la profession médicale.

La complexification qui en découle pour les soignants isolés a des impacts négatifs sur l'attractivité de cette pratique. Cette situation met en lumière l’inégalité d’accès aux soins dans des déserts médicaux où les malades ne sont pas égaux face à la douleur par rapport à ceux vivant en ville, et où l'on constate au final une inégalité des citoyens face à la prise en charge par les services d'urgence. Comme l’a rappelé le professeur de médecine Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, dans une tribune publiée quelques jours plus tard dans le journal Le Monde :

«Refuser d’étendre aux médecins généralistes l’emploi du midazolam est d’une grande hypocrisie».


Le 21 janvier, en séance des Questions au Gouvernement, j’ai alerté la secrétaire d’Etat Christelle Dubos sur la situation catastrophique d’un système de santé au bord du gouffre et ai appelé à la mise en place d’un véritable Grenelle de la santé  avant que ne se produisent les démissions de quelques 1 200 chefs de service de l’hôpital public. La grève des internes ou encore la mobilisation des infirmiers libéraux le montrent : il n'y a pas de restauration de la confiance malgré les annonces successives de plusieurs plans. Les effets d'annonce ne suffisent plus, ni pour les professions de santé, ni pour les gilets jaunes et les syndicats dans la rue.

Un Grenelle doit aboutir à ce que des solutions de long terme soient trouvées à la fragilisation d’un système de santé auquel nos concitoyens sont attachés, et que des mesures de saupoudrages ne pourront pas résoudre.

Le lancement d’un nouvel appel d’offres pour les ports de Portivechju et Prubià a fait l’objet d’un débat lors de la dernière session de l’Assemblée de Corse. Vanina Borromei et le conseil exécutif, ont ainsi eu l’opportunité de rappeler de façon claire le cadre légal existant, mais aussi les limites du système passé, qui était ponctué, voire paralysé par les contentieux et les amendes infligées à la Collectivité de Corse qui en ont découlé.

Si, en période électorale municipale, certains cèdent à la tentation d’instrumentaliser la situation en mettant en doute le plan proposé par le Conseil exécutif, force est de constater qu’il répond de manière responsable à tous les impératifs de viabilité, de sécurité juridique et de continuité du service public. Je lui apporte mon plein soutien.

 

Alors qu'en première instance une libération conditionnelle avait été envisagée dans le respect du droit commun des détenus, la décision de la Cour d'Appel s'inscrit à rebours d'une volonté d'apaiser le débat sur la question corse à travers l'applicabilité du droit commun de la détention à tous les prisonniers, y compris Ferrandi et Alessandri.

Un appel avant pourtant été lancé à l'initiative de la Ligue des droits de l'Homme qui avait réussi à réunir tous les parlementaires corses - députés comme sénateurs - autour d'un courrier adressé à la Garde des Sceaux.

Les familles n'ont en tout état de cause pas à subir de double peine. La parallèle qui a pu être fait au cours des débats judiciaires entre des prisonniers corses défendant une cause indépendantiste et des djihadistes animés par une volonté de destruction systématique de l'Europe et de la civilisation occidentale laisse incrédule.

Je remercie Pierre Poli, Président du SDIS 2A  de m'avoir permis de visiter le chantier en cours de la caserne de Bastelica.

Nos soldats du feu méritent, au coeur du territoire, des infrastructures à la hauteur de leur sacrifice de tous les jours pour nous, surtout dans un contexte où les enjeux liés notamment au réchauffement climatique (incendies, tempêtes, inondations ...) va hélas les mobiliser de plus en plus sur des interventions périlleuses et complexes.

Lors d'une réunion technique enrichissante organisée au Palais Bourbon, la mission de l'Autorité de la concurrence chargée de rendre ses conclusions sur la Corse est venue nous présenter l'avancée de ses investigations et écouter le ressenti des parlementaires sur ces sujets qui touchent le quotidien des Corses.

Les questions liées au prix de l'essence, au traitement des déchets ou encore à la desserte maritime ont pu être abordés. Espérons que ce rapport se révélera concluant et conduira à des préconisations concrètes pour lutter contre les risques de prédation économiques d'un oligopole d'acteurs.

J’ai apporté mon plein soutien aux personnels contractuels du lycée agricole de Sartène, dont les postes ont été cette année mis à la mobilité, ce qui les place dans une situation précaire dans la mesure où leur contrat ne sera pas renouvelé si ces postes sont pourvus au concours. Le fait est que les titulaires mutés sur ces postes ne restent pas longtemps, car ils n’ont pas de projet de vie dans la micro région du Rizzanese. Cela génère un turn over important qui nuit à la qualité du suivi à long terme des élèves, alors qu’il existe sur place des profils prêt à s’investir dans le temps et dont l’on se prive ainsi des compétences.

Il est nécessaire d’avoir un véritable débat de fond sur le recrutement des enseignants dans l’île et que l’on sorte du dilemme entre «rester mais être précaire» ou « devenir titulaire mais partir pour revenir bien plus tard, voire jamais ». Les pistes de réflexion que j'ai lancées en concertation avec les syndicats peuvent être des axes de résolution durable des conflits. 

Les débats sur la Loi 3D seront l’occasion de réfléchir à une possible évolution du statut des lycées agricoles en Corse afin que de telles situations où tout le monde est perdant ne se reproduisent plus.

 


Après les dégâts considérables de la Tempête Fabien, je tiens à féliciter une nouvelle fois le travail remarquable de la compagnie Air Corsica qui a réussi le pari de transporter tous les passagers afin qu’ils passent les fêtes de fin d’années en Corse. Je veux aussi féliciter les services de secours pour leur mobilisation auprès des populations.

Les communes touchées ont pu déposer des dossiers de demande de déclaration de catastrophe naturelle et nous veillons à ce que toutes les municipalités en ayant fait la demande fassent l’objet d’un arrêté de classement du ministre. 

J’ai par la suite accompagné dans le Prunelli le conseiller exécutif Saveriu Luciani, Président de l’Office d’équipement hydraulique, afin de constater les dégâts causés par les inondations, ce que j’ai pu mesurer sur des exploitations agricoles comme celle tenue par Mme Scapula.

Le débat sur les retraites s’annoncent de plus en plus complexe pour le Gouvernement, et cela résulte de son incapacité à susciter la confiance des acteurs sociaux, ce qui est aggravé par le manque d’ancrage territorial de La République en Marche, qui d’ailleurs na investi aucun candidat pour les municipales en Corse. Le débat parlementaire s’annonce agité avec près de 22 000 amendements déposés en commission spéciale chargée d’examiner le texte avant son arrivée dans l’hémicycle. Le système de retraite universel est mis en avant alors que le Gouvernement, au stade même de son projet, introduit déjà des dérogations, comme pour les policiers et les militaires.

Il est évident que certaines professions, à l’inverse de l’égoïsme corporatiste qu’on a tenté de leur prêter, sont toutefois légitimes à dénoncer ce qui va être une spoliation de leurs droits. Je pense notamment à la profession d’avocats dont le régime spécial, excédentaire, risque tout bonnement d’être confisqué, ce qui conduit à la conclusion que ce sont les bons élèves qui sont punis.

En soutien au barreau d’Aiacciu, j’ai quitté la rentrée solennelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) après le superbe discours de la bâtonnière, Me Julia Tiberi au cours duquel les avocats présents ont jeté leur robe en signe de protestation.
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La projection de cette œuvre émouvante et inspirée d’une histoire vraie de Jean-Marie Antonini, dont je veux remercier la présence et l’investissement en vue de cet évènement,  a permis d’initier, au cours de l’échange qui a suivi, un débat sur la nécessité de réhabiliter dans la loi les fusillés pour l’exemple de la Grande Guerre. Nous ont fait l’honneur d’être présents des collègues parlementaires issus de différents bords politiques ainsi que le Président du Conseil exécutif Gilles Simeoni, le Président de l’Assemblée de Corse Jean Guy Talamoni et le conseiller exécutif Saveriu Luciani.

Je tiens à remercier MM. Jean-Marc Schiappa et Eric Viot pour leurs riches exposés dans le cadre du débat. Reste à espérer que la prise de conscience parmi les députés, sur un sujet que beaucoup connaissaient peu ou pas du tout, pourra s’acheminer vers une proposition de loi transpartisane en vue d’une réhabilitation qui doit être collective. Je remercie aussi la journaliste Jackie Poggioli, auteure du documentaire précurseur «Fucilati in prima linia», pour sa présence et son soutien.

La page facebook du film 
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Cette année, pour l'initiative du Parlement des enfants, c'est la classe de CM2 de Madame Cécile Levy à l'école élémentaire Marie & Toussaint Marcellesi à Portivechju qui a été sélectionnée, sur le thème de l’égalité femmes - hommes. Ce sera un honneur de les soutenir avec mon équipe parlementaire afin de les aider à rédiger une proposition de loi, qui, si elle est sélectionnée, les conduira à venir la défendre au Palais Bourbon. Il est important que notre jeunesse soit associée le plus possible à la connaissance des institutions et au rôle du politique, je les soutiens de tout coeur dans cette initiative et complimente leur enseignants pour le travail conduit.

 



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