Situation sur la clinique de l'Ospedale


S’il est un domaine qui doit s’affranchir des clivages politiques ou personnels et qui doit trouver la meilleure application et les meilleurs résultats possibles, c’est bien celui de la santé publique.

La Clinique de l’Ospedale est un établissement de santé privé assurant des missions de services publics pour ce qui relève des urgences et de la maternité.

Ces missions doivent trouver parfaite compensation par l’Agence Régionale de Santé qui, elle-même, arrête, en concertation avec l’établissement délégataire, les moyens humains, techniques et financiers nécessaires à l’accomplissement desdites missions.

Aujourd’hui, la direction de la Clinique de l’Ospedale avance que l’ARS aurait des retards de paiements importants ce qui mettrait la structure en état de cessation de paiement imminent. Cette situation, angoissante, qui perdure pourtant depuis plusieurs années fait peser bien des risques sur les usagers comme sur les personnels de l’établissement.
Plusieurs réponses doivent, à mon sens, y être apportées :
  • La première, relève de l’urgence. Il est indispensable que le montant de la dette soit précisé par la Direction de la Clinique et l’ARS et qu’un échéancier de paiement soit mis en place très rapidement pour pallier à toutes menaces sur les personnels et les usagers.
 
  • La seconde, relève du caractère répétitif des difficultés, financières et matérielles, et du manque d’efficacité de la politique de gouvernance et de financement de l’établissement.
 
 
En effet, le système actuel de concession de service public apparaît aujourd’hui comme étant totalement obsolète et renvoie à des difficultés récurrentes et des menaces inacceptables sur tout un territoire.

D’autres modes de fonctionnement ayant largement fait leur preuve, (cf. pôle de santé de la Ciotat ou de St Tropez), dans des territoires aux problématiques similaires (forte saisonnalité), doivent à mon sens être privilégiés. Ils reposent sur des partenariats public-privé dans lesquels les activités relevant du secteur privé et celles relevant du service public sont regroupées au sein d’un même pôle tout en fonctionnant de manière autonome au niveau de leur gestion comme de leurs relations avec les divers organismes.

Il est aujourd’hui éminemment urgent pour les usagers comme pour les personnels d’améliorer les conditions d’accueil et d’exercice de la structure et d’y permettre, avec le concours de l’Etat, le développement d’activités de soin à la hauteur de notre territoire.

C’est la proposition que je défendrai pour sortir enfin de cette impasse.

Cette proposition sera également portée au vote de l’Assemblée de Corse lors de sa prochaine session au travers d’une motion en ce sens déposée conjointement par Jeanne Stromboni et Michel Giraschi.
 
 



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